NEW ALBUM SIDERA OUT NOW!

| I | Les fleurs de l’exil | 8:49 | |
| II | De cris & de cendres | 11:41 | |
| III | Aux bras des vagues & des vomissures | 9:40 | |
| IV | À la douleur de l’aube | 12:46 | |
| V | Dans la voie de nos lumières | 8:30 |
LES FLEURS DE L'EXIL
Tu retrouveras la voix
Du sang écoulé de la fêlure des anges,
Des poisons et des cataclysmes inversés
Dans l’averse du feu.
Réunis dans la danse abrasive
De l’alchimie du désespoir.
Tu retrouveras les ailes du courage.
Tu renverseras la fuite des constellations recluses
Les yeux ouverts à nouveau dans la pâleur de ta dévotion.
Dans l’aigreur euphorique des os et de la chair.
Tes mots sanctifiés
Dans l’expiation des restes d’un ciel malade.
Tu retrouveras la voix
Au trône millénaire du deuil.
Où les fleurs de l’exil dessinent dans les mystères insolubles
Une tombe parfaite.
Les couleurs vives des carcasses effondrées
Aux bras d’un amour despotique,
Accrochées en mémoire sur des cieux évanouis.
Le trait brisé d’une beauté imaginaire
Et des masques inutiles.
Tu retrouveras la voix et la dureté du monde.
Je t’arracherai à chaque brasier
À chaque désert et aux fissures de ta peau.
J’exhumerai les morceaux consumés de ton âme,
Les perles refoulées de tes entrailles
Sur l’autel noir du temps.
Je te jetterai dans la poussière de tes illusions
Et de ton coeur crevé.
Je serai l’élégie de ta descente
Le manuscrit de ta chute
Et les mille vertiges.
Le pilier et l’ancre de tes résurrections.
Lorsque tu inspireras le chant de ta mort
Je te murmurerai les louanges du sacrifice
Et des tragédies multiples.
DE CRIS & DE CENDRES
Et pourtant,
Envahit d’ultimes fièvres
Et fracassé de vomissements profonds,
Tu craches toujours,
Sur la laideur de la terre et l’indécence du ciel
Le reflux messianique.
Le ressac d’une étreinte inévitable.
Le présage et l’histoire de la souffrance.
Et tu pleures encore la rupture de tes mirages.
Les cendres de tes paradis
Déposées sur le miroir infranchissable de ta faiblesse.
J’attendrai que tu te penches au fond du monde
Et cesses de ramper dans les astres morts
Qui recouvrent l’océan gris du temps.
Que ne reste plus dans tes yeux que la mémoire seule du feu.
L’extase et l’instant de grâce
Où j’irai saisir la démesure de ta détresse
Comme le fruit inconscient de nos vagues retrouvailles.
Pour allumer l’avenir
Et vivre dans ta rage.
Et aux creux du hasard de tes catastrophes,
Dans les lumières volatiles d’un amour sans mots
Et sans nom
Je tisserai à partir des morceaux du ciel des arbres invisibles,
En tordant le langage de la nuit
Et le sens de tes étoiles.
Tapissant le néant de filets de rayons
Je ferai du poids du sang des sanctuaires
Bien plus vastes que ton impuissance.
Des faisceaux de ta douleur
Je reconstruirai des soleils qui tremblent
Sans raison.
AUX BRAS DES VAGUES & DES VOMISSURES
Et alors,
Je porterai en croix
Les écumes des nuits
Où nous nous serons oubliés.
Je garderai
Les secondes acides
Aux lames de honte.
Et dans tes yeux
Les rêves rongés, de poussières
Et de déserts essoufflés.
J’attendrai patiemment
Les fleurs recueillies
À l’oraison des famines et des noyades.
Je dessinerai dans tes vomissures
Le vaste des vagues
Et la déification des étoiles.
Couronnée de brûlures vives
Et de lumières éreintées.
Déformerai ton coeur à nouveau,
D’éclairs sauvages.
Je te ferai sourire des lambeaux de ta chair
Et des rages éternelles.
Inlassablement.
Je porterai le voile
Des aurores égarées.
Des blessures invisibles.
Je me réjouirai du sang qui coule
De tes plaies et dans tes veines.
J’abreuverai
L’horreur qui respire dans tes ombres
Et le murmure grandissant des flammes.
Je veillerai au sens de tes hurlements,
À l’immensité de ta peine.
De l’usure de ta voix
J’écrirai des jardins affamés.
Je te tendrai d’une main les auréoles de la perdition
Et les voies lactées des nouvelles morts.
À LA DOULEUR DE L'AUBE
Tu auras perdu la laideur des hommes
Dans la communion de nos peines.
Tu auras perdu la trace du vide
Et les formes du vice.
Les frontières lacérées de la cruauté et de la peur,
Les paysages obscurs du désarroi.
Tu auras perdu la soif,
La langue aride des amours abandonnées.
Et l’amertume aiguë qui traine dans les fosses du regret.
En toi, dans la dissolution des ombres,
Ne résonneront encore que la pureté de l’absolution
Et l’incendie du dévouement.
Et ton visage chaviré
Dans l’allure pauvre de l’élégance.
Soulevé dans les vastes feux de Dieu,
Éventré de brûlures et de lumières.
Car il faut pour être libre
Enlacer ses entraves et ses cassures.
L’âme et le regard droits.
Perçant les temps déchirés,
Avec la langue et les armes du ciel.
Suspendu dans les vertiges incalculables
D’un amour absolu.
Pour sortir par les blessures du monde.
À la clarté de nos morts.
Dans les secousses du renouveau.
Et puisque que tu souhaites parler brillamment
De ton coeur et de ses gouffres, mon frère.
Je t’aimerai, dans la profondeur de nos déchirures
Et la douleur partagée de l’illumination,
Et nous serons de ceux qui scandent ces flambeaux infinis.
Jusqu’en dehors du ciel.
Entre les écueils blancs du temps.
Notre dernier linceul.
Au bout du souffle de nos vies.
Et dans la trace de nos coeurs aveugles.
Empoisonnés des foudres de l’éternité,
Le séisme dans la voix.
Hurlant la destruction comme on chante les anges.
Tout autour il n’y a que des flammes immenses.
DANS LA VOIE DE NOS LUMIÈRES
Au-dessus.
Je te parlerai de la grandeur de la tristesse.
Des mots évadés
À la naissance d’un ciel nouveau.
Des tendresses perdues
Et des étoiles tombées.
Dans la beauté et la ruine
Aux bras des vagues de nos violences
Dans la douleur de nos orages, ensevelies.
Et recueillies parfois,
Dans les mains du coeur et de ses gouffres
Dans la voie de nos lumières.
Et au creux de la fragilité de ton équilibre.
Je te parlerai des jours qui meurent
Dans l’essor de nos voix,
De l’éclat tragique de nos mots fusionnés
Comme des fleuves irréversibles.
Nos rages à contre-sens,
Et nos peines traversées
Par la destruction conjointe.
Nous serons
Un instant
Seuls.
Pour tordre le récit de nos blessures
Et la brutalité de l’amour,
Je te parlerai des ténèbres, à l’envers.

Digipack / 12” DLP / Digital
March 6th, 2026




